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Quel statut juridique choisir quand on se lance ?

Quel statut juridique choisir quand on se lance ?

Pourquoi le choix du statut compte plus qu'on ne le croit

Beaucoup de femmes pensent que choisir un statut juridique, c'est une simple formalité — un cadre qu'on remplit en cinq minutes sur internet et qu'on oublie. C'est une erreur. Votre statut détermine combien d'impôts et de cotisations vous allez payer (la différence peut être de plusieurs milliers d'euros par an), si votre patrimoine personnel est protégé en cas de problème, et même la crédibilité que vous aurez auprès des banques, des fournisseurs ou des partenaires. Choisir le mauvais statut au départ, c'est se retrouver bloquée 12 ou 18 mois plus tard, à devoir tout changer. Vous y perdez du temps, de l'énergie et de l'argent. Mieux vaut prendre le temps de bien réfléchir maintenant.

Les 4 statuts les plus courants, en une phrase

• L'auto-entrepreneur (ou micro-entreprise) : le plus simple à créer, parfait pour démarrer ou tester un projet.

• L'EURL : une vraie société à associé unique, qui protège votre patrimoine personnel.

• La SASU : une société à associé unique aussi, mais plus flexible et plus crédible. Idéale pour les projets ambitieux.

• La SAS : la version « à plusieurs » de la SASU. Parfaite si vous voulez vous associer.

L'auto-entrepreneur : pour qui, dans quels cas

C'est la porte d'entrée la plus simple dans l'entrepreneuriat. Vous le créez en ligne en moins de 30 minutes. Vous payez des cotisations seulement sur ce que vous gagnez (et seulement si vous gagnez). Et la comptabilité est ultra-simplifiée.

Ce statut est fait pour vous si :

• Vous testez une idée et vous voulez voir si ça prend

• Vous démarrez en parallèle d'un autre emploi

• Votre chiffre d'affaires prévu reste raisonnable (en dessous de 188 700€/an pour la vente de produits, ou 77 700€/an pour les services)

• Vous avez peu de charges (pas d'achat de stock important, pas de salariés)

Les pièges à connaître :

Ce statut a deux gros défauts dont on ne parle pas assez. D'abord, vos cotisations sont calculées sur votre chiffre d'affaires brut, pas sur ce qu'il vous reste vraiment. Donc si vous achetez beaucoup de matières premières (par exemple pour une marque de cosmétiques), vous payez des cotisations sur de l'argent que vous n'avez jamais vraiment gardé. Ensuite, votre patrimoine personnel n'est pas toujours protégé : en cas de gros problème, vous pouvez être personnellement engagée.

C'est donc un statut idéal pour démarrer, mais qui devient vite limitant dès que vous voulez passer à la vitesse supérieure

L'EURL : la solution intermédiaire qu'on oublie souvent

L'EURL est une vraie société, mais avec une comptabilité plus simple qu'une SASU et une fiscalité souvent plus avantageuse pour les petits revenus.

Elle convient aux femmes qui veulent créer une vraie société dès le départ pour la crédibilité, qui veulent protéger leur patrimoine personnel, qui prévoient un chiffre d'affaires qui dépasse les seuils de l'auto-entrepreneur, et qui veulent se verser un salaire raisonnable tout en optimisant leur fiscalité.

Le bémol : votre protection sociale (en cas de maladie, maternité, ou pour la retraite) est moins bonne qu'avec une SASU. C'est important de le savoir avant de choisir.

La SASU : avantages, inconvénients, vraie utilité

La SASU est devenue le statut chouchou des entrepreneures qui veulent du sérieux dès le départ. Et pour de bonnes raisons.

Elle convient si vous voulez créer une marque avec une vraie image professionnelle, si vous prévoyez de grandir rapidement (voire de vous associer plus tard), si vous voulez une protection sociale proche de celle d'un salarié, et si vous envisagez à terme de chercher des investisseurs.

Ses gros avantages : une vraie souplesse, vous pouvez la transformer facilement en SAS si vous prenez un associé, vous pouvez vous verser des dividendes en plus de votre salaire, et vous bénéficiez d'une protection sociale comme un salarié classique.

Le bémol : la SASU coûte plus cher à gérer qu'une EURL ou une auto-entreprise. Comptez environ 800 à 1 500€ par an pour la comptabilité (qui est obligatoire). Et vous payez des charges même si vous ne vous versez pas de salaire.

Le piège de l'auto-entrepreneur pour les marques qui veulent grandir

C'est probablement la plus grosse erreur qu'on voit chez les femmes qui se lancent : démarrer en auto-entrepreneur par facilité, et ne jamais en sortir, même quand l'activité décolle.

Vous payez trop de charges quand vous achetez du stock. Imaginez : vous facturez 100 000€ dans l'année, mais vous avez acheté 70 000€ de matières premières chez votre fournisseur. Vos cotisations seront calculées sur 100 000€. Pas sur les 30 000€ qui vous restent vraiment. C'est mathématiquement absurde pour une marque qui vend des produits physiques.

Vous ne pouvez pas récupérer la TVA. Au-delà d'un certain seuil de chiffre d'affaires, vous devez ajouter la TVA à vos prix, mais vous ne pouvez pas la récupérer sur vos achats. Vous perdez donc encore de l'argent.

Vous bloquez à un certain niveau. Une fois passés les seuils (188 700€ pour la vente, 77 700€ pour les services), vous devez de toute façon basculer en société. Et ce changement, fait à chaud quand l'activité tourne déjà, est toujours plus compliqué qu'une création propre dès le départ.

Si votre projet implique du stock, des achats réguliers ou une vraie envie de développer, partez directement sur une EURL ou une SASU. Vous nous remercierez dans 18 mois.

Comment décider en 5 minutes

Vous testez une idée, sans stock, en parallèle d'un emploi ? Auto-entrepreneur.

Vous lancez une vraie activité avec un budget modéré ? EURL.

Vous voulez du sérieux et de la flexibilité dès le départ ? SASU.

Le mot de la fin

Choisir un statut, c'est choisir un cadre. Et ce cadre va influencer beaucoup de choses dans les mois qui viennent : combien vous payez, comment vous êtes protégée, quelle image vous donnez, jusqu'où vous pouvez aller.

L'erreur la plus fréquente qu'on voit, c'est de choisir un statut par défaut, parce qu'on a entendu dire que « tout le monde commence en auto-entrepreneur ». Mais « tout le monde » ne lance pas le même projet que vous. Votre statut doit correspondre à votre vision, votre rythme, votre ambition.

Prenez le temps de bien y réfléchir. Et si vous hésitez encore, parlez-en à quelqu'un qui connaît votre proje

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