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Les 7 questions à se poser avant de se lancer

Les 7 questions à se poser avant de se lancer

Avant de plonger dans les statuts, les fournisseurs, les sites web et les stratégies marketing, prenez 30 minutes pour répondre honnêtement à ces 7 questions. Elles vont vous éviter des mois d'errance, et peut-être des milliers d'euros gaspillés.

Pourquoi ces 7 questions sont fondamentales

Quand on se lance, on a tendance à se précipiter sur les questions techniques : quel statut, quel site, quel fournisseur, quelle stratégie. Mais ces questions techniques arrivent toujours trop tôt.

Avant de chercher comment faire, il faut savoir pourquoi vous le faites, pour qui vous le faites, et dans quelles conditions vous voulez le faire. Sinon, vous risquez de construire une activité qui ne vous correspond pas — et c'est l'une des raisons principales pour lesquelles tant de femmes abandonnent leur projet.

Ces 7 questions sont là pour vous obliger à clarifier les bases. Prenez votre temps. Notez vos réponses par écrit, à la main de préférence. Et soyez honnête avec vous-même.

Question 1 — Qu'est-ce que je veux vraiment construire ?

C'est la question la plus importante de toute la liste. Demandez-vous : quelle activité je veux lancer, précisément ? Pourquoi celle-là, et pas une autre ? Qu'est-ce qui me motive vraiment ? Si mon projet réussit dans 3 ans, à quoi ressemble ma vie ?

L'objectif n'est pas d'avoir une réponse parfaite, mais d'avoir une réponse honnête. Beaucoup de femmes se lancent parce qu'elles ont vu que ça marchait pour quelqu'un d'autre, ou parce que c'est tendance. Si vous n'avez pas une motivation profonde, vous abandonnerez aux premiers obstacles.

Question 2 — Qui est ma cliente idéale ?

Pas votre cliente « rêvée », celle que vous aimeriez avoir. Votre cliente réelle, celle qui sortira son portefeuille pour vous payer.

Demandez-vous : quel âge a-t-elle ? Où vit-elle, comment vit-elle ? Quel est son problème principal — celui que je résous ? Combien est-elle prête à payer pour ma solution ? Où passe-t-elle son temps (réseaux sociaux, lieux physiques, communautés) ?

Une erreur fréquente est de répondre « toutes les femmes entre 25 et 50 ans qui veulent X ». C'est trop large. Si vous parlez à tout le monde, vous ne parlez à personne. Soyez précise. Donnez-lui un prénom, un quotidien, un visage si nécessaire.

Question 3 — Qu'est-ce que je propose que personne d'autre ne propose ?

Le marché est saturé. Quel que soit votre secteur, des dizaines, voire des centaines de personnes font la même chose que vous. Pour réussir, vous devez avoir une différence claire.

Votre différence ne doit pas forcément être technique. Elle peut être un positionnement (la seule marque cosmétique pour les femmes pressées), une histoire personnelle qui inspire confiance, une approche différente (un service exceptionnel), ou une niche très précise (des bijoux pour les sportives, par exemple).

Si vous ne trouvez pas de réponse à cette question, votre projet doit être affiné avant d'aller plus loin.

Question 4 — Quel temps je peux vraiment consacrer à ce projet ?

C'est une question qu'on évite parce qu'elle fait peur. Mais c'est une question de réalisme. Suis-je salariée à temps plein, à temps partiel, ou disponible à 100% ? Combien d'heures par semaine je peux vraiment consacrer à mon projet ? Cette disponibilité va-t-elle évoluer dans les prochains mois ? Quels sont les autres engagements (famille, enfants, autres projets) qui prennent mon énergie ?

Soyons claires : on peut tout à fait lancer une activité en parallèle d'un emploi, ou avec des enfants en bas âge. Beaucoup de femmes le font. Mais il faut adapter la stratégie à la réalité de son temps disponible. Une activité qu'on développe 5 heures par semaine ne se construit pas comme une activité à temps plein. Si vous mentez à vous-même sur ce point, vous allez vous épuiser. Et abandonner.

Question 5 — Quel est mon budget de départ et de sécurité ?

Encore une question qu'on évite par peur. Mais c'est essentiel.

Combien j'ai de côté pour investir dans mon projet ? Combien je peux raisonnablement perdre sans mettre ma vie en péril ? Combien de mois de sécurité financière j'ai en cas d'échec ou de retard ? Suis-je prête à investir cet argent en sachant que je peux ne jamais le récupérer ?

Cette question vous oblige à être lucide. Calculez précisément combien vous pouvez investir, en restant capable de payer votre loyer et vos factures pendant au moins 6 mois si rien ne rentre. C'est votre budget réaliste. C'est avec ce budget que vous devez construire votre stratégie, pas avec celui que vous aimeriez avoir.

Question 6 — Comment je vais mesurer mon succès dans 12 mois ?

La plupart des femmes qui se lancent ne définissent jamais ce qu'elles considèrent comme une réussite. Du coup, elles avancent à l'aveugle, et n'ont jamais le sentiment d'arriver quelque part.

Si dans 12 mois je dois célébrer une victoire, ce sera quoi ? Quel chiffre d'affaires je vise raisonnablement ? Combien de clientes je vise ? À quoi ressemblera ma routine quotidienne idéale ?

L'important ici, ce n'est pas d'être ambitieuse à l'extrême. C'est d'être précise. Si vous ne savez pas où vous allez, n'importe quel résultat vous semblera décevant. Si vous savez où vous allez, vous pourrez célébrer chaque étape franchie. Et surtout, vous saurez quand ajuster si les objectifs ne sont pas atteints.

Question 7 — Suis-je prête à être seule, ou je veux être accompagnée ?

C'est probablement la question la plus honnête à se poser. Et c'est celle qui détermine la suite.

Est-ce que je suis du genre à m'auto-discipliner ou j'ai besoin de quelqu'un qui me pousse ? Quand je bloque sur quelque chose, est-ce que je trouve par moi-même ou je tourne en rond ? Est-ce que la solitude entrepreneuriale me motive, ou m'angoisse ?

Il n'y a pas de bonne ou mauvaise réponse. Certaines femmes sont parfaitement faites pour avancer en solo, et c'est très bien. D'autres ont besoin d'un cadre, d'un suivi, d'un regard extérieur — et c'est très bien aussi.

Le problème, c'est de se mentir. Beaucoup de femmes pensent qu'elles vont réussir seules par fierté ou par économie, alors qu'elles savent au fond qu'elles ne sont pas du genre à se tenir un cadre. Résultat : elles tournent en rond pendant des mois, voire des années, et finissent par abandonner. Si elles avaient été honnêtes avec elles-mêmes dès le départ, elles auraient cherché un accompagnement, et auraient progressé bien plus vite.

Cette dernière question est celle qui détermine si vous aurez besoin d'un accompagnement ou non. Soyez honnête avec vous-même.

Le mot de la fin

Si vous avez répondu honnêtement à ces 7 questions, vous avez fait plus que 80% des femmes qui se lancent. Vous avez posé des bases solides, celles qui font la différence entre un projet qui dure et un projet qui s'éteint au bout de quelques mois.

Gardez ces réponses précieusement. Imprimez-les si nécessaire. Revenez-y régulièrement.

Et n'hésitez pas à les ajuster avec le temps. Et si en répondant à la question 7, vous vous êtes rendu compte que vous avancerez mieux avec un accompagnement, sachez que c'est une vraie qualité, pas une faiblesse. Les meilleures entrepreneures sont celles qui savent s'entourer.

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